Le Petit chaperon rouge 

le résumé détaillé

 

Distribution : 2F/1H ou 3F/1H ou 4F/1H ou 6F/1H ou 2F/2H ou 3F/2H ou plus encore jusqu'à 7 acteurs.

Durée de représentation (approximative) : 0h25

Édition disponible :  texte intégral en téléchargement gratuit ici ainsi que sur les sites La théâtrothèque et Le proscenium

 

Une petite fille vit seule avec sa mère. La femme a fait à sa fille un petit chaperon rouge qui lui va si bien que partout où elle va on l’appelle « Le Petit chaperon rouge ».

La petite fille interroge souvent sa mère sur l’absence de son père. « Il est en voyage », lui répond sa mère. Il a pris « un aller simple ».

Souvent, la mère et la petite fille rendent visite à la grand-mère de cette dernière, qui habite une maison au fond de la forêt.

La petite fille grandit, elle apprend à lire, et consulte des cartes où elle cherche où a pu partir son père. On lui donne un chat, qu’elle appelle Lupin. Il est câlin, mais peut aussi griffer.

La petite fille grandit encore et devient une jeune fille. La mère se fait renvoyer de son travail et tombe malade. Elle demande alors à la jeune fille d’aller porter à sa grand-mère une galette et un petit pot de beurre.

La jeune fille suit les ordres de sa mère. Lupin, intrigué, suit sa maîtresse à distance. Cette dernière, à la croisée de deux chemins, s’arrête. Tandis qu’au loin, deux chasseurs passent, elle rencontre le loup. Or, il se montre doux. La jeune fille le caresse. Elle lui confie ne plus savoir le chemin qui la mènera à la maison de sa grand-mère. Le loup lui indique que les deux chemins devant lesquels elle s’est arrêtée y mènent. L’un se nomme le chemin des épingles et l’autre celui des aiguilles. Le loup prendra le premier et la jeune fille le second. On verra bien lequel des deux arrivera le premier !

En fait, le loup a pris le chemin le plus rapide et c’est lui qui arrive d’abord chez la grand-mère. Il se fait passer pour la jeune fille et dévore la vieille dame. Il prend les restes du corps et les dispose dans un plat. Quant au sang, il le met dans une carafe.

La jeune fille arrive peu après à la maison. Le loup se fait passer pour la grand-mère. Il invite la jeune fille à se rassasier et à se désaltérer grâce au plat et à la carafe, ce qu’elle fait, tout en trouvant que ces mets ont un goût étrange. Lupin, qui est entré, lui lance : « Salope, qui mange la chair et boit le sang de sa grand-mère. »

Mais alors que la jeune fille est sur le point de découvrir la véritable identité de celui qui parle, il la dévore.

Soudain le spectacle s’interrompt, et l’acteur jouant le loup s’adresse au public pour l’inviter à hurler de peur avec un peu plus de conviction. La scène de dévoration est rejouée plusieurs fois jusqu’à ce que le public crie assez au goût de l’acteur.

C’est alors que l’interprète de la jeune fille prend à son tour la parole, opposant à son partenaire qu’il n’est pas si simple d’avoir peur. Devant les dénégations de son collègue, l’actrice enjoint le public à hurler, pas de peur cette fois-ci, mais à hurler de façon suffisamment effrayante pour terroriser l’interprète du loup. Ce qui marche assez bien. Cependant, l’action est répétée plusieurs fois jusqu’à ce que le comédien jouant le loup soit littéralement cloué au sol.

Devant ce résultat, l’actrice met un terme au jeu, tout en affirmant la nécessité de continuer à aimer faire peur, à aimer avoir peur, le temps d’une pièce de théâtre, car la peur s’efface parfois, lorsqu’on prend le soin d’être ensemble.